Largement contestée par tous les Kasaïens, la société Toha Investiment, chargée d'exécuter les travaux de construction de la route Tshikapa-Kandjanji, ne cesse de prouver son incapacité à livrer l'ouvrage, par ricochet, respecter le contrat qu'elle a eu avec l'État Congolais.
Plusieurs interventions ont été faites pour que le contrat soit résilié et qu'une autre société, qui a des moyens, prenne les choses en mains. Parmi les personnes ayant sollicité la résiliation du contrat, figurent les députés nationaux : Simon Mulamba Mputu et Diallo Meba Kalumba, qui n'ont jamais cessé de dire tout haut "Toha Investiment n'a pas d'argent".
Nonobstant les cris de détresse lancés à répétition par plusieurs, Toha Investiment tente une aventure dégoûtante, pour laver son image, à l'arrivée du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza, qui séjourne dans la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province, depuis le lundi 2 mars.
Cette aventure s'est exprimée par des articles d'information, des interventions sur les réseaux sociaux, les messages sur les calicots d'une poignée de jeunes, apparemment désœuvrés, pour ne citer que ceux-là.
Cependant, le Mouvement Pro-Démocratie Lutte pour le Changement a condamné avec véhémence ces actes qui consistent à plonger la province dans les plaintes régulières, pendant que les décideurs peuvent bien penser pour et en faveur du Kasaï qui, jusqu'à ce jour, réclame bénéficier des actions.
"La stratégie consistant à instrumentaliser des jeunes pour défendre les intérêts d’une entreprise largement contestée par la population démontre clairement que TOHA ne s’inscrit pas dans une dynamique de développement infrastructurel. En finançant des actions de communication destinées à influencer l’opinion publique, cette entreprise révèle davantage une volonté de préserver des intérêts économiques privés qu’un réel souci de construire des routes au bénéfice de la population", peut-on lire sur la page de la Lucha.
Une opinion, parmi ceux qui soutiennent aveuglément Toha Investiment pour des intérêts mesquins, ne cesse de vouloir forcer une logique selon laquelle : "Toha Investiment exécute des travaux sans moyens venant des tierces, rien que ses moyens propres". Un argument avancé sans raisonnement scientifique ni connaissance faible en matière de contrat.
Il sied de préciser qu'en matière de contrat, les deux parties s'engagent à respecter les clauses contractuelles qui relèvent d'une entente profonde, à défaut, une partie est capable de s'abstenir et ne pas signer le contrat. Donc, à ce stade, Toha Investiment en sait bien plus que le contrat lui demandait de financer les travaux et attendre le remboursement. Si aujourd'hui, elle se plaint par cet argument, ceci frise un manque de responsabilité et une stratégie consistant à distraire l'opinion.
Cependant, les Kasaïens, qui ont massivement voté pour le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, observent le ministre John Banza sur une intervention quant au dossier Toha Investiment, parce que ce qu'il dira sera lié à leur suffrage accordé à Tshilombo Tshisekedi deux fois de suite, alors qu'ils n'ont rien bénéficié.
Le seul slogan : "Toha Investiment n'a pas d'argent".
Faustin Nkumbi
