Les enseignants payés par FINCA disent n'avoir pas été servis aujourd'hui jeudi 05 février, alors que plusieurs communiqués ont été émis la veille, précisant le début de la paie ce jour. Agacés par les difficultés économiques frappantes, les enseignants ont fait le déplacement vers plusieurs shops Vodacom dans la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, pour y être payés, mais n'ont pas été servis.
À en croire plusieurs témoignages d'enseignants rencontrés sur place, aucun enseignant n'a été servi.
"La paie a été lancée, mais les enseignants n'ont pas été payés. C'est déplorable ce que cette banque continue à faire, elle n'a pas l'argent pour payer, mais elle se précipite pour lancer la paie", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.
Pour un autre, un agent payeur aurait exigé une ponction au moment où l'enseignant s'apprêtait à être payé.
"Je vous donne une dernière information sur la situation. Les agents payeurs disent qu'ils n'ont pas encore retiré l'argent, mais pour ceux qui se croient fatigués et qui ne veulent pas retourner à la maison, qu'ils acceptent le retrait volontaire de dix mille sur leurs salaires. C'est juste une manière de faire quitter les enseignants de la shop, bien qu'ils aient utilisé une méthode illégale. C'est la confirmation réelle après vérification", a confirmé un autre.
Cependant, l'opinion retient que FINCA prouve ses limites et ne rassure toujours pas, dans la mesure où elle ne cesse de décevoir les enseignants. Une institution sérieuse, avec un cadre, mais qui manque d'un endroit où recevoir les enseignants, acte qui foule aux pieds les clauses contractuelles entre les opérateurs de paie et l'État congolais qui, à la lumière claire de ce que FINCA fait à Tshikapa, le poignarde au dos, car disposée à contribuer au niveau bas de la qualité de l'enseignement.
Conséquences :
- Non-respect du calendrier par les enseignants
- Résultats réduits de la qualité de l'enseignement
- Non-respect des instructions officielles émises par le ministère
Lors de son séjour dans la ville de Tshikapa, le vice-ministre Théodore Kazadi Muayila avait été saisi par l'intersyndicale, déplorant les conditions non indiquées dans lesquelles sont payés les enseignants, notamment :
- Traitement inhumain des enseignants
- Retards de paiement
- Ponctions sur les salaires
- Non-respect du début de la date de paie
- Non-respect des clauses contractuelles
Le ministre provincial ayant dans ses attributions l'Éducation, les syndicalistes et d'autres acteurs clés sont invités à se pencher sur la question impliquant le manque criant d'organisation professionnelle justifié par FINCA.
Faustin Nkumbi

